CULTURE ET DEVELOPPEMENT

 

SOURCE DE L’INFORMATION : UNESCO

REPRODUCTION DE L’ARTICLE

Culture et développement 

La culture est plus qu’un joyau sur la couronne du développement Les modèles de développement produits depuis 1970, malgré leurs constantes révisions, ont clairement échoué à répondre aux attentes qu’ils avaient fait naître.

D'aucuns diraient que la raison en est que le développement lui-même a été bien trop exclusivement défini en termes matériels – par exemple, nombre de barrages, d’usines, de maisons, quantité de nourriture et d’eau – bien qu’il s’agisse de biens indéniablement vitaux.

L’UNESCO défend la cause de l’indivisibilité de la culture et du développement, entendu non seulement en termes de croissance économique, mais aussi comme moyen d’accéder à une existence intellectuelle, affective, morale et spirituelle satisfaisante.

Ce développement peut être défini comme un ensemble de capacités qui permet à des groupes, à des communautés et à des nations de définir leur avenir d’une manière intégrée.

Politiques culturelles 

L’UNESCO a un rôle important à jouer pour définir des meilleures politiques culturelles à appliquer aux niveaux les plus appropriés, avec des partenariats créatifs prenant en compte la richesse de l’expérience et des progrès accumulés au cours d’un long processus qui fut marqué par la Conférence mondiale sur les politiques culturelles (MONDIACULT, Mexico, 1982), la Décennie mondiale pour le développement culturel (1988-1997), le rapport de la Commission mondiale de la culture et du développement (Notre diversité créatrice, 1995), la Conférence intergouvernementale sur les politiques culturelles pour le développement (Stockholm, 1998) et la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle (2001). 

L’objectif est de renforcer les politiques culturelles et de les rapprocher aux politiques de développement en offrant de nouvelles opportunités et des cadres de collaboration.

Une des actions privilégiées est de prêter assistance aux États membres pour actualiser leurs politiques culturelles de manière à répondre à leurs nouveaux besoins culturels imposés par la mondialisation. Ces révisions concernent les aspects institutionnels du secteur culturel ainsi que ses liens avec les politiques de développement portant sur l’éducation, les sciences, la communication, la santé et le tourisme. Une trentaine d’Etats ont entrepris cette révision au cours des quatre dernières années. En ce sens, la formation visant à renforcer les capacités institutionnelles dans le monde des politiques culturelles (identification et gestion des ressources culturelles, législation, administration, financement, gestion et communication) est un objectif prioritaire.

Un des outils utilisés : la constitution, à partir des deux éditions du Rapport mondial sur la culture, de 1998 et 2000, d’une collecte de données régulièrement actualisées qui, transformées en statistiques, fourniront des indicateurs culturels. Ces outils, qu’il reste à développer, sont précieux pour l’élaboration d’une méthodologie - nécessaire -pour mesurer l’interaction entre culture et développement, avec l’appui d’un réseau d’Observatoires virtuels des politiques culturelles. Ce réseau, en coopération avec les Chaires UNESCO spécialisées, constitue un espace de rencontres, d’échanges d’information et de partage de connaissances, utile à l’évaluation de ces politiques culturelles.